Split w/ Like Pigs on Embers

by Tromblon

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Katimavik86 I think "hardcore chaotique" sounds like a pretty-good description. Highly recommended. Favorite track: Car peut-être les bons pères sont-ils beaucoup plus rares que les bons fils.
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credits

released October 18, 2017

Recorded, mixed & mastered by Gaël Hallier at Le Petit Village Studio, Saint-Lô.
lepetitvillagestudio.com
www.facebook.com/lepetitvillagestudio

Graphic design by Camille Blanchemain.
camille(dot)blanchemain@gmail.com
www.behance.net/camilleblanchemain
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Tromblon Caen, France

French guys doing sad things.

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Track Name: Les bœufs suivent les tracés de l’abattoir, nous ne sommes ici que pour mourir
La face visqueuse et pourrie jusqu'à l'os, flotte l'écarisseuse frayant son chemin droit à la fosse. Dans la vareuse souillée de boue, macère viscères et charognes. À toutes ces gueules sales, qui creusaient nos tombes, recevez l'hosanna. Ordure, et en récompense la légion du déshonneur. Sens l'odeur de la pisse ruisseler sur tes claquements de frayeurs. On peut pleurer d'espoir, grignoter le passé, baver sur les trophées d'antans pour se raviver. Les bœufs suivent les tracées de l’abattoir, nous ne sommes ici que pour mourir. Les grouinements résonnent dans les couloirs, le flambeau viens nous obscurcir. Exhumé sous mes pères, croqué à terre. Enraciné à pleine chair, les rhizomes rongés par les vers.
Track Name: Car peut-être les bons pères sont-ils beaucoup plus rares que les bons fils
La vertu est bien dispensable pour celui qui chuchote, ce serpent séducteur, aux allures d’antidote. Et pendant qu’il s’entête à affronter ses chimères, ils griffonnent sur les façades : « tu dors Brutus, et Rome est dans les fers ». Le mirage fantastique en guise de substance pleine. J’érige peu à peu l’épine dorsale qui fouille toujours plus loin, si ce bâillon naturel enchante les ruines fumantes du « moi », la raison clame « Sureau mon ami, ne devient pas surin ». L’halalli est proche pour l’armée des ventre à terre, le convoi des bienveillants n’a plus qu’à laisser faire. La tête bien faite mais les chevilles accablées, par les charges incessantes de mère Médiocrité. Et ces miroirs de plomb auprès desquels on s’épanche, ne sont que des palais morts cachés dans des niches de planches. Le monde perd sa couleur, mon horizon est noir, car plus j’avance dans l’eau, et plus mon île se noie. L’heure est au déclin précoce, mort aussitôt mais soudain vif, la dernière course se terminera dans la gueule du déchu.
Track Name: Rattraper la montre, quitte à saloper le terrain
Coup de sabre ou de foudre dans le sable et la poudre. La victoire est cinglante pour le diktat de l'infante. Soumettre son destin, à la faveur d'une étoile, les dominances se dévoilent, elle qui brille, et moi qui geins. Compagnons de sac, et de corde, déployez vos ailes, lâchez la proie pour l'ombre. La fleur au fusil. La flamme, au creux des reins. La fleur au fusil, la flamme au creux des reins. Nos putains d'aujourd'hui sont nos mères de demain. Relents de foutre et de salpêtre. La ventrière n'a pas fini d'en crever, d'accoucher des salauds, les pognes dans le ventre du démon. Abandonnez aux lâches la corvée de la Grande Truie. Une mise à bas de plus sur le mont Meggido. Quelques étoffes vierges sont tout juste brandies, qu'à grands coups de schlass on les déchire en lambeaux. Comme une pousse de terrain vague, une verveine dans une nécropole. Les soupirs nous entachent, une allumette suffit pour que l'air m'immole. Simples pions d'Ares, la conquête livre bataille, Posté devant l'antre du Riche, le pourvoyeur de sang et larmes. Brandissant, l'homme que nous pensions effondré, à mes éloges que l'on tapissera, de mes cendres le phénix a glacé, l'artifice des années armada. Flottent les drapeaux en bannière, dernier rempart contre Goliath. Semer les hordes de fous pour récolter le bastion échec et mat. La tocante avance et s'empiffre. Compte encore les tintements de son soldat, un chevalier d'industrie prêt à piauler du fifre, alors que je me trimbale une armée sur l'estomac. Né dans la pourpre sous la férule du destin, conditionné, en fleur de serre à caméra. J'étais là, j'attendais mon tour, répondant aux lois du fusil de Tchekov, à me polir la colonne sous un ciel d'étoffe, n'existant qu'à moitié tel une belle-de-jour.

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